Description : À l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard
des femmes qui a lieu tous les ans le 25 novembre, la délégation aux droits des femmes
du Sénat a organisé, le 23 novembre 2023, un colloque consacré à l'accès à l'avortement
dans le monde. La délégation considère, en effet, que la remise en cause, dans de
nombreux pays, des droits sexuels et reproductifs - au premier rang desquels le droit
à l'avortement - constitue une violence faite aux femmes. Cette remise en cause menace
directement la santé des femmes puisque, là où la loi interdit ou restreint l'accès
à l'avortement, on constate non pas une diminution des avortements mais une augmentation
des avortements non sécurisés. Près de la moitié des interruptions volontaires de
grossesse (IVG) dans le monde sont pratiquées dans des conditions sanitaires mettant
la vie des femmes en danger, par une personne qui n'a pas les compétences nécessaires
et/ou dans un environnement où les normes minimales médicales ne sont pas respectées.
Chaque année, 7 millions de femmes sont hospitalisées à la suite d'un avortement réalisé
dans de mauvaises conditions et 39 000 y laissent leur vie. C'est pourquoi, l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) a inscrit en 2021 les soins complets liés à l'avortement
(fourniture d'informations, prise en charge de l'avortement par des moyens médicaux
ou chirurgicaux et soins après l'avortement) sur la liste des prestations de santé
essentielles et recommande une dépénalisation complète de l'avortement dans le monde.;