Prévalence des troubles psychiatriques chez les hommes et femmes faisant usage de crack
à Paris (Étude ANRS-Icone 2) : nécessité d’une adaptation de l’offre de soins - CISMeF
Prévalence des troubles psychiatriques chez les hommes et femmes faisant usage de crack
à Paris (Étude ANRS-Icone 2) : nécessité d’une adaptation de l’offre de soinsDocument
Titre : Prévalence des troubles psychiatriques chez les hommes et femmes faisant usage de crack
à Paris (Étude ANRS-Icone 2) : nécessité d’une adaptation de l’offre de soins;
Description : Introduction – L’usage de crack est associé à une dégradation importante de la situation
sociale et de la santé mentale des usagers. L’objectif de ce travail est d’estimer
la prévalence des troubles psychiatriques de consommateurs de crack à Paris. Matériel
et méthodes – Des usagers de substances psychoactives ont été recrutés par la méthode
d’échantillonnage par les répondants. Ils devaient avoir plus de 18 ans et un test
urinaire confirmant l’usage de stupéfiant. Seules les données de ceux déclarant un
usage de crack au cours des 30 derniers jours ont été analysées. La prévalence des
troubles psychiatriques a été estimée en deux étapes : un premier repérage par un
questionnaire de dépistage simplifié des troubles psychiatriques réalisé par des pairs
formés ; puis une orientation vers un intervenant sanitaire pour passation d’un questionnaire
diagnostique psychiatrique standardisé (Mini 5.0) suivi d’une évaluation par un psychiatre
lorsqu’un trouble était diagnostiqué. Résultats – Parmi les 1 202 usagers participants,
485 étaient usagers de crack au cours des 30 derniers jours et avaient bénéficié du
circuit de dépistage. Parmi eux, 38% des participants présentaient au moins un trouble
psychiatrique et 20% plusieurs. La prévalence corrigée d’au moins un trouble psychiatrique
était de 43,5%. Les femmes (10% de l’échantillon) présentaient une santé mentale nettement
plus dégradée malgré une situation sociale moins précaire. Conclusion – Bien que probablement
sous-estimées, les prévalences retrouvées sont élevées, et alarmantes chez les femmes.
Des ajustements du dispositif de soin sont sans doute nécessaires.;