Description : Contexte : La prévalence des troubles musculo-squelettiques (TMS) chez les endoscopistes
est estimée entre 29 % et 89 %. En France, une enquête nationale menée par la Société
Française d’Endoscopie Digestive (SFED) sur 485 gastroentérologues a montré un taux
de TMS de l’ordre de 76,3 % avec un impact sur le travail, tels des troubles de la
concentration (5,1 %), la nécessité d’adapter son poste (3,8 %), de réduire son activité
professionnelle (2,4 %), voire de se mettre en arrêt de travail (2,1 %). Les atteintes
les plus fréquentes sont le syndrome du canal carpien, la ténosynovite de De Quervain,
l’épicondylite latérale, les cervicalgies et les douleurs lombaires. Les facteurs
associés aux TMS chez les gastroentérologues pratiquant l’endoscopie sont : le nombre
élevé de procédures (plus de 20 par semaine), le temps de vacations endoscopiques
(plus de 16 heures/semaine), le nombre d’années de pratique et le sexe féminin. Avec
l’augmentation du nombre d’actes annuels et l’allongement du temps de travail, une
augmentation des TMS est à prévoir. Il est donc essentiel de mettre en place des mesures
de prévention adaptées afin de protéger les gastroentérologues, et ce, dès la formation
initiale en endoscopie. Dans ce but, la SFED propose dans le document suivant un ensemble
de préconisations et suggère leur mise en place de manière collaborative avec les
différents corps de soignants au sein des blocs d’endoscopie digestive, idéalement
dans le cadre d’un processus d’amélioration des pratiques (réunions de partage dédiées).;